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Marche des Laïcs catholiques interdite à Kinshasa et Mbuji-Mayi

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KINSHASA (RADIO OKAPI) – La marche projetée dimanche 21 janvier par le Comité laïc de coordination est interdite. L’Hôtel de ville de Kinshasa, a annoncé cette décision, vendredi 19 janvier, dans une correspondance qu’elle a adressée aux organisateurs. Le vice-gouverneur, Clément Bafiba, affirme qu’il ne peut pas prendre acte de cette marche, les organisateurs n’ayant pas répondu à son invitation pour échanger sur le dossier.

Clément Bafiba avait invité le CLC, en réponse à sa lettre adressée à l’Hôtel de ville, pour informer de l’organisation de sa marche voulue pacifique.

Dans sa lettre, le CLC a indiqué que la marche pacifique des chrétiens visait à exiger des parties prenantes, la mise en œuvre intégrale et de bonne foi de l’accord global et inclusif de la Saint sylvestre.

La ville de Kinshasa a alors invité les organisateurs de la marche, notamment le professeur Thierry Landu, Isidore Ndaywel et Justin Okana, à se présenter à une séance de travail le vendredi 19 à 14 heures, afin d’échanger sur le dossier en vue d’un examen approprié de leur requête.

Le CLC qui a accusé réception de cette lettre le même jour à 12h49’ ne s’est pas présenté à ce rendez-vous, a déploré le vice-gouverneur.

«Je vous ai invité à une séance de travail le vendredi 19 janvier 2018, à l’Hôtel de Ville de Kinshasa, afin de me fournir plus d’informations sur ladite marche, en vue de me permettre de réagir conséquemment. Malheureusement, vous avez brillé par votre absence. Par ailleurs, les informations en ma possession indiquent que l’enquête ouverte après les événements du 31 décembre 2017 n’a pas encore abouti et ses résultats risquent d’être faussés à la suite de l’organisation de votre marche, raison pour laquelle je ne peux en prendre acte», peut-on lire dans la lettre du vice-gouverneur Bafiba.

D’où son appel au commissaire provincial de la police et aux bourgmestres à faire respecter sa décision.

Non à la voie de la rue

Pour sa part, le gouverneur Alphonse Ngoyi Kasanji invite la population du Kasaï-Oriental à consacrer la journée de dimanche au culte à Dieu, et à éviter la voie de la rue.

«Je demande d’observer le calme. Le dimanche a toujours été le jour du Seigneur. Le dimanche n’est pas le jour de la rue. Voilà pourquoi je demande à la population, aux clergés des Eglises, d’avoir une attitude responsable face à toute forme de manipulations d’appel à la rue. Je conseille d’aller prier le Seigneur, d’aller à la messe, prier pour que Dieu nous fasse grâce et qu’il nous donne le désir de nos cœurs», a conseillé le gouverneur Kasanji.

Alphonse Ngoyi Kasanji a rappelé que sa province se trouve dans un secteur opérationnel [après les récentes violences liées au phénomène Kamuina Nsapu].

Dans un communiqué, dont une copie a été remise à Radio okapi, le Comité laïc de coordination du diocèse de Mbuji-Mayi, confirme l’organisation de la marche.

Selon ce document, un groupe de chrétiens partira, à partir de 14 heures, du rond-point de l’université, et le second groupe partira du rond-point Kalala wa Nkata. Le point de chute est la cathédrale Saint Jean Baptiste Bonzola.​

JEUNE AFRIQUE – Les musulmans demandent aux autorités de ne pas réprimer la marche des catholiques

Le chef des musulmans de la République démocratique du Congo a exhorté samedi les autorités à « éviter de réprimer » la marche des catholiques contre le maintien du président Joseph Kabila au pouvoir.

« Je demande aux autorités d’éviter de réprimer la marche des laïcs catholiques de ce dimanche et d’encadrer les manifestants», a déclaré à l’AFP Cheikh Ali Mwinyi M’Kuu, représentant légal de la communauté musulmane de RDC.

« S’ils décident de réprimer, il n’y aura pas de paix. Mais s’ils laissent la marche se tenir, ils respecteront la Constitution et la paix régnera », a-t-il ajouté.

D’habitude silencieux, l’imam M’Kuu qui revendique dix millions de fidèles sur 70 à 80 millions de Congolais « n’encourage ni n’interdit» aux musulmans congolais de participer à cette marche des catholiques « tant qu’elle reste pacifique », a-t-il précisé.
Non-respect des engagements

La dispersion d’une précédente marche anti-Kabila des catholiques le 31 décembre 2017 avait fait six morts selon les Nations unies et la nonciature apostolique, aucun d’après les autorités.

Vendredi, ce même chef des musulmans congolais avait fustigé la gouvernance dans le pays et le manque de respect des engagements par les autorités, aprèsdes critiques émises contre le pouvoir par le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque catholique de Kinshasa, et d’un pasteur protestant.

Le collectif des laïcs catholiques, organisateur de la marche, demande au président Kabila de déclarer publiquement qu’il a l’intention de quitter le pouvoir, ainsi que le respect d’un accord politique majorité-opposition signé fin 2016.
Barrages policiers

Samedi, peu avant 16 h (15 h GMT), deux barrières ont été installées sur le boulevard du 30 juin, principale route du centre des affaires de la capitale, créant immédiatement des embouteillages. Des témoins affirment avoir passé six barrages sur l’avenue des Huileries qui conduit vers les quartiers populaires. À chaque barrage, des policiers armés procèdent au contrôle d’identité des conducteurs et fouillent le coffre des véhicules.

Les responsables de la police sont restés injoignables au téléphone, alors que les autorités de Kinshasa avaient indiqué vendredi qu’elles interdisaient la marche à l’appel d’un collectif catholique dimanche à la sortie de la messe dans les quelque 160 paroisses de la capitale. Des appels ont été lancés dans d’autres villes congolaises.

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